Bien se porter avec la maladie de Parkinson

Si vous êtes atteint de la maladie de Parkinson (MP), vivre sainement peut vous aider à la prendre en charge. Les suggestions suivantes se rapportant à l’alimentation et au mode de vie contribueront à votre bonne santé et à votre bien-être. Faire de l’exercice Les personnes aux prises avec la MP doivent faire de l’exercice, surtout pour maintenir leur qualité de vie. Pratiquer régulièrement une activité physique aide à prévenir certains problèmes concernant :

  • la posture ;
  • la souplesse ;
  • la force ;
  • l’endurance ;
  • l’équilibre ;
  • les symptômes secondaires comme la dépression et la constipation.

Des conseils relatifs à l’exercice

  • Soyez actif aussi souvent que possible. Essayez de faire de l’exercice de 30 à 60 minutes au total chaque jour.
  • Choisissez des activités sans danger. Si vous êtes plus à l’aise sur une chaise, optez pour des exercices assis conçus pour les gens atteints de la MP.
  • Les exercices d’amplitude des mouvements comme la danse, le tai chi, le yoga, la marche et la natation constituent d’excellentes façons de bouger.
  • Essayez les exercices pour les personnes atteintes de la MP au www.parkinson.ca.
  • Un physiothérapeute ou un entraîneur personnel peut élaborer un programme d’exercices qui répond à vos besoins.

Bien manger

Il importe d’adopter une alimentation saine et équilibrée. Les personnes atteintes de la MP ont tendance à perdre du poids parce qu’elles ont peu d’appétit et ne mangent pas suffisamment. Essayez de consommer une grande variété d’aliments qui satisfont vos besoins nutritionnels quotidiens.

Prendre de la vitamine D

Il est plus probable que les gens souffrant de la MP présentent une carence en vitamine D, par rapport aux personnes en santé. La vitamine D est un nutriment qui aide l’organisme à utiliser le calcium et le phosphore pour former et maintenir des os et des dents solides. Une carence en vitamine D peut causer l’ostéomalacie (ramollissement des os) ou l’ostéoporose (fragilisation des os).

Avoir une vie sociale

  • Restez en contact avec vos parents et amis pour ne pas vous sentir isolé. 
  • Songez au bénévolat afin de vous impliquer dans votre communauté.
  • Envisagez de joindre un groupe de soutien pour les personnes atteintes de la MP, les membres de leur famille et les aidants naturels. Recherchez-en un dans votre région ou sur Internet.
  • Consultez votre médecin si vous êtes déprimé ou anxieux.

Les développements en matière de prévention

L’exercice peut protéger contre la MP

Il a été démontré que l’exercice d’intensité moyenne ou élevée pouvait protéger contre la MP. La pratique régulière d’une activité physique modérée ou énergique, chez les gens vers la fin de la trentaine ou au cours des dix dernières années, diminuait de 40 % leur risque de développer la MP, comparativement aux personnes qui étaient inactives.

Une activité physique modérée ou énergique :

  • dure au moins 20 minutes ;
  • entraîne une augmentation des fréquences respiratoire et cardiaque ;
  • provoque la transpiration ;
  • inclut notamment le tennis, le vélo, la natation et les gros travaux ménagers.

La caféine peut aider à prévenir la MP

Des études récentes ont révélé qu’une consommation modérée ou élevée de café était associée à une réduction du risque de MP. Combien de tasses doit-on boire ? Selon une étude menée auprès d’hommes, il semble qu’une seule tasse de café par jour peut diminuer le risque de moitié.

Les effets bénéfiques de la caféine chez les femmes sont moins évidents. Il semble que le risque de MP est moindre chez celles qui consomment de une à trois tasses de café par jour. L’hormonothérapie de remplacement peut toutefois neutraliser cette action bienfaisante, peut-être parce que l’oestrogénothérapie affecte la capacité de l’organisme à métaboliser la caféine.

Il y a lieu de penser que la caféine pourrait constituer un outil thérapeutique prometteur à l’égard de la MP. Des études sont en cours pour éclaircir la question.

L’ibuprofène peut diminuer le risque de MP

Une étude récente a démontré que les hommes et les femmes qui prenaient de l’ibuprofène au moins deux fois par semaine avaient en général 38 % moins de risque de développer la MP, par rapport à ceux et celles qui prenaient régulièrement de l’aspirine, de l’acétaminophène ou tout autre anti-inflammatoire non stéroïdien.

Ce résultat ne signifie pas que les personnes déjà aux prises avec la MP devraient commencer à prendre de l’ibuprofène à des fins préventives. D’autres études doivent être menées pour déterminer le rôle de l’ibuprofène et de l’inflammation dans la MP.

Des symptômes qui ne sont pas visibles

D’autres symptômes pouvant perturber la vie quotidienne peuvent aussi apparaître. Parmi les plus courants figurent la constipation ainsi que les troubles urinaires et du sommeil.

La constipation

On définit la constipation comme le fait d’avoir moins de selles que d’habitude (moins de trois par semaine) et d’éprouver des difficultés à les éliminer. Voici comment prévenir la constipation.

  • Assurez-vous que votre alimentation renferme assez de fibres (de 25 à 38 grammes par jour). Les meilleures sources de fibres comprennent les produits de grains entiers, les légumes, les fruits, les haricots, les pois, les lentilles, les noix et les graines. 
  • Buvez beaucoup d’eau durant la journée. 
  • Soyez actif. L’exercice favorise la régularité. ¦ Ne sautez pas de repas (surtout le petit-déjeuner). Prenez vos repas et collations à heures fixes. 
  • Essayez de boire un verre d’eau chaude avec du citron quand vous vous levez le matin. Les boissons chaudes stimulent souvent les intestins. 
  • Gardez-vous du temps pour aller aux toilettes après le repas du matin ou du midi. 
  • Ne réprimez pas votre envie d’aller à la selle. Si des modifications à l’alimentation et au mode de vie ne donnent pas de résultats, on peut avoir recours à des médicaments pour traiter la constipation. Consultez votre médecin pour en savoir plus sur les choix qui s’offrent à vous : agents mucilagineux, produits qui ramollissent les selles, laxatifs et lavement.

Les troubles urinaires

La miction fréquente (le besoin d’uriner souvent) et la miction impérieuse (l’envie soudaine et pressante d’uriner) constituent les troubles urinaires courants liés à la MP. Si vous présentez des troubles urinaires, parlez-en à votre médecin. Certains médicaments peuvent les soulager.

La rééducation vésicale permet de prolonger le laps de temps entre les visites aux toilettes et aide à maîtriser les envies impérieuses d’uriner. Établissez un horaire régulier pour aller aux toilettes, puis augmentez progressivement l’intervalle entre les mictions. Essayez de vous retenir d’aller aux toilettes même lorsque vous ressentez une envie pressante d’uriner.

Les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil chez les personnes atteintes de la MP peuvent comprendre :

  • l’insomnie (l’incapacité de dormir) ;
  • l’apnée du sommeil (des pauses respiratoires durant le sommeil) ; 
  • le syndrome des jambes sans repos ; 
  • le trouble du comportement en sommeil paradoxal (mouvements brusques pendant les rêves) ; 
  • la somnolence diurne excessive variant de légère (endormissement quand on est inactif) à grave (endormissement même quand on est actif, soit en mangeant, en marchant ou en conduisant).

Pour mieux dormir

De saines habitudes de sommeil peuvent aider à atténuer les symptômes physiques et psychologiques de la MP. Voici quelques conseils à suivre.

  • Établissez un horaire de sommeil régulier. Couchez-vous et levez-vous à la même heure tous les jours. 
  • Faites de l’exercice et exposez-vous à toute source de lumière tôt dans la journée. 
  • Pour réduire la fatigue durant le jour, faites une sieste à la même heure chaque après-midi. Ainsi, vous détendrez vos muscles, soulagerez la tension et reprendrez des forces. La sieste ne doit pas durer plus d’une heure afin de ne pas perturber votre sommeil nocturne.
  • Limitez le temps passé à regarder la télévision ou à lire au lit. 
  • Évitez de boire après 19 h pour limiter les visites aux toilettes durant la nuit. 
  • Prenez un bain tiède plutôt qu’une douche chaude avant de vous coucher. 
  • Si vous n’arrivez pas à vous endormir, allez dans une autre pièce. Assoyez-vous dans le calme, mangez une collation ou lisez. Retournez vous coucher lorsque vous commencez à ressentir de la fatigue. Si vous ne vous êtes pas endormi après 20 minutes, répétez le processus.